•   Ben oui, quand je me suis regardée pour la première fois dans la glace avec le chemisier monté sur le dos, j'ai reçu la vérité en pleine face. 1- ça fait mémé; 2- on dirait même Lucienne des Vamps.
      Il est piquant, hein ?

    Le chemisier de LucienneLe chemisier de Lucienne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      C'est donc un chemisier du burda de septembre 2012, asymétrique vous l'aurez remarqué si votre rétine n'a pas été cramée par ce brutal déballage de Thorpe vert au motif végétal.

    Le chemisier de Lucienne

    Non, ça, c'est la version masculine

      Cet imprimé porte les couleur du blog, d'ailleurs ! Alors gardons la tête haute.
      Certes, ça défibrille, mais on s'habitue en quelques minutes. Et puis le principe de ce chemisier bigarré en tissu tout fin, c'est que ça se loge bien sous un pull ou un gilet qui ne vont en laisser apparaître que le col ou les manches.

    Le chemisier de Lucienne


      Ce col conférant tout son intérêt au chemisier, j'ai pris le parti de souligner de passepoil et heureusement car sinon ç'aurait été l'invisibilité assurée. Novice dans ce domaine, j'ai cherché un peu sur le net les siouxeries à adopter pour coudre du passepoil en angle, j'ai rien vu, je me suis lancée et ça a marché:

    Le chemisier de Lucienne

      1- Sur l'endroit du dessous de col, poser une épingle sur le premier côté de l'angle pour fixer le passepoil, puis plier le tissu selon les marge de couture pour estimer la longueur de passepoil nécessaire pour contourner cet angle.
      2- Poser une deuxième épingle de l'autre côté de l'angle pour fixer le passepoil à la longueur qui aura été déterminée.
      3- Coudre le passepoil (avec le pied à fermeture à glissière ça marche nickel) en ayant pris soin d'entailler la réserve du passoil dans l'angle.
      4- Coudre le dessus de col (oui, j'ai encore posé mon thermocollant pour daltonien comme un porc) en "collant" au bord du passepoil. Cranter les réserves de couture dans l'angle.
      5- Retourner et repasser.

    Le chemisier de Lucienne


      Puisqu'on parle de sortie de placard, j'ai testé mon pied à faire des boutonnières. Pareil que l'autre, je l'ai depuis 8 ans, et je ne l'ai jamais ne serait-ce qu'essayé. Avec la quantité de chemises faites jusque là, je commence de toutes façons à maîtriser la boutonnière à guidage manuel ! Mais là chépa, j'étais motivée.

    Lucienne sort du placard

      Verdict : c'est un peu plus net et homogène, mais le trou fait quasi 2 mm de trop à mon goût alors le bouton était bien serré dans l'étau, et alors, dès qu'il y a un différentiel en épaisseur de tissu y a plus personne, ça patine aussitôt ! Donc je penserai à le sortir pour les boutonnières sur surface plane sans trop de traction sur le bouton, sinon ce sera méthode manuelle !

    Lucienne sort du placard

     Boutonnière de poignet : voie sans issue pour le pied à boutonnière !


    5 commentaires
  •   Pour cette rentrée, comme je ne peux tricoter plus de 2 heures par jour sous peine de sensation de gagatisation précoce, je me suis décidée à régler son compte au burda de septembre... de l'an dernier.

    The September Issue

     


      D'abord, ce chemisier. Comme je crains que le tissu imprimé ne floute complètement l'asymétrie, je vais souligner le col par un passepoil (wouh, prise de risques, le passepoil me hérissant le poil je n'en pose jamais, et là dans le col ça va être magique, hem...).
           The September Issue

    The September Issue

     

       Ensuite, un truc qui va m'occuper pendant une semaine, la veste queue-de-pie-qui-s'est-fait-couper-la-queue-au-carré. Je projette de consacrer la première journée à la méditation. Au programme : pertinence et raison de vivre des épaulettes, mode opératoire des fentes dos et manches, analyse topographique du terrain en vue de plantation de poches (burda, une veste sans poches, est-ce bien sérieux ?), édification de parementures inférieures pour prévenir tout débordement de doublure. Et puis d'abord il faudra trouver tissu et doublure car iln'y a rien de convenable dans mon petit stock.

    The September Issue

    EDIT: J'ai parlé trop vite, car le tiercé gagnant était au rendez-vous chez mes parents : laine foulée et laine à chevrons, velours doré pour le col. Reste à trouver la doublure.

     

     

     

    **********

    The September Issue    The September Issue

      S'il reste du temps en septembre, je participerai à la jupe du mois de T&N avec la jupe asymétrique du 02/2013.

     

     

     

    The September Issue

     

      Puis quand les jours seront redevenus plus frais, il sera temps de faire une chemise de ce coton épais déniché dans le quartier de Shepherds Bush à Londres alors que j'étais en quête de "tattersall check".


    votre commentaire
  • Pour la première pièce de ce billet, voici la robe 118 du mois d’avril 2008 de burda à qui j’avais promis de faire sa fête il y a quelques mois. J’ai utilisé les « restes » du combishort léger-léger auquel je baise les pieds ces derniers jours (et puis il ne rentre pas tant dans les fesses que ça :-) ).

    Gentil coquelicot, méchant poppy !

    Pas de modifications, tellement pas en fait que j’en ai oublié de faire le bas en 40 comme d’hab’. Tellement pas que je n’ai pas eu la présence d’esprit de mettre du thermocollant sur TOUS les morceaux de voile imprimé et que le col dodeline gentiment comme un… coquelicot qui se défripe les pétales. Le coton rouge à bon pourcentage d'élasthanne était parfait pour ce projet. Je trouvais que ce rouge coquelicot était un peu violent sur moi, mais maintenant que j’ai terminé le projet suivant, une partie de rigolade se profile à votre horizon.

    Gentil coquelicot, méchant poppy !

    Comme elle me moule un peu trop le popotin et qu’elle ne demande donc qu’à générer quelques plis disgracieux au-dessus du susdit popotin, je vais la proposer à l’essayage à une copine parce que c’est la robe sur laquelle on était tombée d’accord avant que je m’aperçoive que j’en avais égaré le patron. La guerre des popotins va faire rage.

    Le modèle est assez long à réaliser avec ses parements de manches et d’encolure, ses poches sur pli, et ses deux fermetures à glissière. Comme Frau Burda ordonnait de souligner les parements d’un point décoratif, le beau point numéro 20 amputé de sa partie droite a été étrenné.

    Gentil coquelicot, méchant poppy !

    Verdict : le modèle est très bien et donne tout ce qu’on pouvait en attendre.

    Gentil coquelicot, méchant poppy !

    ***********

    Gentil coquelicot, méchant poppy !

    C’est maintenant qu’entre en scène l’imprimé « Hannah’s Poppy », dont le dessin m'a scotchée, et dont ma carte bleue et moi avions trouvé le rendu très joli en vert dans la boutique de Mister Shaukat. Me prit l’envie subite dimanche dernier de me faire un petit haut avant de partir en vacances (NB :avec le temps j'ai appris à savoir que ce genre d'envie 2 jours avant le départ foire toujours : soit ce n'est pas prêt à temps, soit le modèle n'est pas à la hauteur des espérances. Mais bon, savoir cela n'est pas toujours suffisant pour éteindre une bonne envie d'en découdre). Sans condition autre qu’avoir le haut des épaules et une encolure dégagées. J’ai donc pris le temps de feuilleter mes Pattern Magic pour arrêter mon choix sur la robe à gros nœud du tome 1. Je savais bien que ça allait probablement dodeliner un peu à l’encolure si je la creusais, mais l’envie de tenter le truc était trop forte.

    J’ai pris mon patron de base, dessiné 2 belles encolures devant et dos, organisé un boutonnage au dos parce que devant il y a déjà du monde, en essayant de cintrer un poil à la taille.

    Gentil coquelicot, méchant poppy !

    Gentil coquelicot, méchant poppy !
    Comme ça t'y va bien ma chérie !

    Si côté technique l'affaire à été rondement menée (entièrement doublée, youhou!), côté esthétique j'ai été déçue à la fois par le tissu qui ne me va pas (bon ça pour être honnête je m'en doutais déjà un peu...) et par le rendu : le col devant plisse et est complètement tiraillé vers le bas, les emmanchures se creusent sur les devants et je déteste cette forme de façon générale, et le noeud fait complètement basculer le centre de gravité du vêtement. On sauve un peu les meubles en fixant l'encolure par 3 épingles à nourrice au milieu et sur les bretelles de soutif, système peu viable à long terme. Et c'est décevant de se retrouver avec un truc bâtard comme ça sur les bras, qu'on a envie de refiler au premier venu parce qu'un sait déjà que, même s'il est confortable et bien fait, on ne le mettra pas.

    Gentil coquelicot, méchant poppy !Gentil coquelicot, méchant poppy !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                    Sans épingles sur les côtés                                       Avec épingles (on s'approche de ce que je voulais)

    De plus, ce n'était pas une très bonne idée d'avoir fait ce type de modèle avec un tissu imprimé, de l'uni aurait rendu le noeud plus lisible. Je ferais mieux d'utiliser le reste sur des coussins ou tout autre ouvrage ne nécessitant pas d’être apposé sur une surface cutanée.

    NB : On trouve ici et des exemples réussis de cette manipulation du pattern magic, en gardant la forme proposée par l'auteure : encolure ronde peu profonde et forme robe à pli plat au milieu devant.


    2 commentaires
  • Toujours dans les affres de ma période pleetocombishort, on est encore venu me divertir du prochain que m’apprêtais à faire en m’en agitant un autre exemplaire sous le nez.

    Le jeu des 7 différences

    Pardon mais j'ai élargi un peu la photo, ça me fait de la peine de toujours voir des gens mal nourris nous présenter des vêtements.

    Tiens, cette allure, ces manches ballon, ce col, cette découpe princesse, cet évasement aux hanches, ça me rappelle quelque chose… La robe Bleuet pardi ! Et si … Et c’était parti, je voulais essayer.

    J’ai tapé dans morceau de viscose dans lequel je voulais vaguement faire une robe, comme j’ai mis du temps à me décider à couper les pièces, je me suis aperçue que j’avais peur qu’il ne soit trop chiant à découper et travailler. Bon, il a été plutôt chiant à découper, mais pour le travail il n’a que peu glissé ou gondolé. A trop tâter de Liberty j’avais oublié à quel point un tissu lourd, fluide et doux peut être confortable. Je sais que je viens d’écrire que ce tissu est lourd, mais quand on le porte, c’est une caresse.

    J’ai du me familiariser avec l’art de repasser la viscose avec un fer qui bave (le truc super agaçant qui fait accrocher le tissu à la semelle). Bien contre mon gré j’ai fait du plissé étiré de toute beauté, que je n’ai pas réussi à reproduire quand j’ai essayé, bien sûr.

    Le jeu des 7 différences

    Le plissé Grès, on l’a dans la peau

    Ensuite il a fallu fixer le thermocollant dessus, le fixer passe encore, mais qu’il reste fixé c’est une autre histoire (mais qu’est-ce-ce que tu fais par terre, toi ? Je t’ai déjà fixé 2 fois !!). Dans le temps jadis, je suis sûre qu’on mettait de la viscose en revêtement antiadhésif dans le fond des poêles.

    Le jeu des 7 différencesLe jeu des 7 différences

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les 7 différences donc :
       - manches allongées de 5cm et fronces plus largement réparties autour du bras
       - bas de robe remonté de 6cm
       - transformation de la jupe en jupe-culotte : tuto ici
       - ajout d’un bracelet de jambe, et retrait de 2cm au dos des jambes
       - ajout de fronces de jambe
       - arrêt de la boutonnière au bas ventre
       - ajout de poches latérales

    Le jeu des 7 différencesLe jeu des 7 différences

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le jeu des 7 différencesLe jeu des 7 différences

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le jeu des 7 différencesLe jeu des 7 différences

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       Là je joue au croquet. La serpillère, connais pas.

    La dernière fois j’avais agrandi la taille parce que le cintrage extrême me faisait un peu peur, là j’ai laissé tel quel en 40, c’est parfait.
    J’ai hésité plusieurs fois à poursuivre mon idée, non pas parce que ça sentait le roussi, mais parce que les versions plus sobres (sans manches, sans col, sans fronces de jambe) étaient bien jolies comme ça.

    Le jeu des 7 différencesLe jeu des 7 différences

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Le jeu des 7 différencesLe jeu des 7 différences

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une jambe froncée, l'autre non

     

    Je suis très contente de tout ça, malgré que les bracelets de manche ne soient pas tout à fait droit (c'est de ma faute). Reste un problème contre lequel je suis impuissante: la volonté que la viscose met à se plisser dès qu'elle est un peu bousculée. Tu t'assois, tu te retrouves avec un accordéon sous les fesses; limite tu pètes, ça fait un pli... La vie de couturière est vraiment horrible.


    5 commentaires
  • Le moment est arrivé de confectionner la maintenant traditionnelle paire de robes d'été pour môman.
    Le cahier des charges : de la longueur sous le genou, une découpe princesse et des manches plutôt au dessus du coude.
    Un impératif catégorique pour son choix de tissu : pas de polyester dégueu ni de tissu de couleur turquoise, et ne pas lésiner sur le métrage.
    Et voilà comment se retrouver avec deux coupons de Liberty fleuris, augures d'un travail agréable.

    Pour le premier coupon, ma mère voyait des plis plats de chaque côté, des manches ballon et un col arrondi légèrement échancré. Dans le burda de février 2007 emprunté à la soeurette, il y avait une robe découpe princesse avec un col échancré justement. Affaire à saisir, car dans les magazines burda, les robes découpe princesse se font encore plus rares que les patrons hommes...

    My lovely mayo mammy

    Autant chercher une carafe d'eau dans le désert de Gobi !

    1ère modification : Allonger les manches (9cm) et le bas (13cm)

    2ème modification
    : Faire des plis couchés de part et d'autre du milieu devant. J'ai ajouté 12cm et cousu 4 plis de 1,5cm, puis j'ai retaillé le col pour qu'il corresponde au patron, enfin presque...

    My lovely mayo mammy


    3ème modification : ...le col étant estimé trop profond, je l'ai remonté d'environ 4cm. Il a fallu adapter la forme du col, redessiné avec des festons pour coller au thème floral, que j'ai hélas rendu un peu trop courbe. Ca peut aller mais l'arrière a tendance à vouloir rebiquer. Ni vu ni connu je t'embrouille, la parementure est passée à l'as !

    My lovely mayo mammy


    4ème modification : Supprimer le boutonnage devant, en profiter pour faire le devant et le dos en une pièce au lieu de deux, en ajoutant quelques cm à la taille afin de pouvoir se glisser facilement dans la robe, avec une fermeture par 2 liens au dos.

    5ème modification : Absorber la pince poitrine dans la découpe princesse et diminuer la profondeur poitrine de 2cm en tout.

    My lovely mayo mammy


    6ème modification : Supprimer les poches poitrine, les remplacer par deux poches sur les hanches dessinées pour l'occasion.

    My lovely mayo mammy

     

    My lovely mayo mammyMy lovely mayo mammy

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                             

              Non, j'ai pas oublié de plier l'autre côté, grrumphbl...

    Je suis fière de mes plis, je n'en ai pas l'habitude et je n'avais pas tracé de repères sur le tissu, mais en pliant bien à chaque fois à partir du milieu en contrôlant avec une règle graduée et en restant bien sur le repère à 1,5 en cousant, c'est passé comme une lettre à la poste. Et le Liberty a ceci de très confortable pour le travail de la coutirière qu'il se marque bien à l'ongle, les repères faits en pinçant le tissu ne disparaissent pas.

    42 pour le haut, 40 pour le bas, comme on a grosso modo les mêmes mensurations j'ai pu jouer les mannequins, mais je prendrai des photos sur mamounette dès que possible. Sur elle, elle sera parfaite !

    My lovely mayo mammy


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique